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tige, à moins que, considérant, comme je Fai faitplus haut, cette prétendue tige comme une feuilletrès-retrécie, on ne dise que sa partie inférieureest soudée avec la feuille extérieure un peu char-nue , divisée en huit ou dix lobes arrondis ausommet, échancres a leur base, ce qui donne àcette plante un aspect très-agréable, surtout lors-qu’elle présente sa fructification , composée depetits grains globuleux, roussâtres, bivalves, sanstégument, sans anneau élastique, disposés sur lebord antérieur des ramifications d’une petitegrappe terminale : c’est ainsi quelle se montre dansles prés secs des montagnes, et que, par sa pe-titesse, elle échappe souvent à la vue.
La plupart des auteurs cités pour l’espèce pré-cédente ont également fait figurer celle-ci dansleurs ouvrages, à la suite de la première. On netrouve chez les anciens aucun passage qui puisselui convenir : au reste, on lui a attribué des pro-priétés au moins aussi absurdes que celles de la pré-cédente. L’imagination , quand elle n’est point gui-dée ou rectifiée par l’observation, aime à s’égarerdans le merveilleux : elle a fait débiter, sur cetteplante, les contes les plus ridicules : les uns pré-tendent qu’elle acquiert autant de folioles qu’il y ade jours dans un mois lunaire ; d’autres , tels queles alchimistes, sont persuadés que, d'après lerapport de ses formes avec les phases de la lune,le suc de cette plante peut les aider à conver-tir en argent les substances jetées dans leur creu-