DES ADIANTES. /|3l
qui n’a fait que répéter une partie de ce que Dios-coride ( i ) en a dit à l’article adianton , que sadescription annonce devoir être la même planteque celle dont il est ici question.
Matthiole, dans ses.commentaires sur Diosco-coride, en a donné une assez bonne figure, sousle nom d’ adiantum syriacum , pag. 832 . On la re-trouve dans Lebouc ( Tragus ), p. a 3 r. Il en existeune très-médiocre dans Lobel, Icon. tab. 809;une autre bien plus mauvaise dans J. Bauhm,hist. 3 ,p- 752.
La plupart des fougères ont chacune leur pa-trie , et si elles en sortent, c’est du moins pourvivre dans la même température. L’adiante seulhabite indifféremment tous les climats : très-com-mun dans les tempérés, on le retrouve dans lesglaces du nord, comme dans la zone Torride,dans les deux continents, dans l’Amérique tantseptentrionale que méridionale, dans les îles deFrance , de Bourbon, etc., toujours entre les fen-tes des rochers humectés par les eaux ; sur le borddes fontaines, aux lieux ombragés et humides.M. Ramond l’a trouvée à Bagpères, le long ducanal de décharge des sources supérieures , oùl’eau est à trente-deux degrés de chaleur.
On a réuni, sous le nom de capillaires , plu-sieurs plantes, toutes appartenant à la famille desfougères, et connues sous les noms vulgaires de ca-
( 1 ) Dioscor. Ub. 4, cap. 9.J).