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ne suffit pas pour les expulser, n’est-ce pas avouertacitement que ses propriétés anthelminthiquessont illusoires? Concluons donc avecM. Guersentque, si on veut observer , sans preventmn, la ma-nière d’agir de la plupart des fougères seules ,soit en poudre, soit en décoction , on sera con-vaincu quelles ne déterminent d’autre médicationque celle des astringents et des toniques : le quin-quina, par exemple, est un spécifique bien pluspuissant contre les vers que toutes les fougèresconnues. »
Les feuilles desséchées de cette espèce de fou-gère, et de plusieurs autres, servent de fourrageaux bestiaux pendant les longs hivers qui régnentdans les contrées septentrionales de l’Europe : onles emploie aussi pour faire des coussins ou desmatelas, beaucoup plus sains que ceux qui sontfaits avec la plume ou la laine. On les recom-mande surtout pour les enfants rachitiques : ceconseil se retrouve également chez les auteursanciens que j’ai cités plus haut : les cendres sonttrès-recherchées par les blanchisseurs, pour leslessives. Dans plusieurs contrées on mange lesjeunes pousses de cette plante en guise d’asperges.
M. Decandolle (1) a converti en espèce, sousle nom de polypodium abbreviatum, une plantetrès-rapprochée de la précédente : elle est de moi-tié plus petite ; ses pinnules plus courtes , plus
(i) Decand. F loi:, franc., vol. a , p. 56 0 _Botanique. Tom , /.
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