484 HISTOIRE DES PLANTES.
France. Thuiller l’indique aux environs de Paris ;mais il ne fait pas mention des localités : je ne l’airencontrée dans aucune de mes herborisations.Dioscoride la cite comme vulnéraire, et propre àéloigner l’inflammation des blessures : selon Boer-haave, sa racine est diurétique, apéritive.
Le polypode à aiguillons (polypodium aculea-tum , Linn.), très-rapproché de l’espèce précé-dente, aura été confondu avec elle par les an-ciens botanistes , qui n’en font aucune mention.G. Bauhin (i) l’a fait connaître le premier, maisil n’en a point donné de figure. On en trouve unedans J. Bauhin (2) ; elle est très-médiocre : sa des-cription vaut beaucoup mieux. Il en existe uneassez bonne dans Morison (3) : on regrette qu’il aitomis les folioles ou pinnules inférieures plus cour-tes; de sorte que la feuille va en se rétrécissantvers sa base comme à son sommet. La mêmeplante se retrouve dans quelques-unes des figu-res de Plukenet, à la planche 180, fig. 1,2, et plusparticulièrement à la figure 3, que quelques au-teurs ont considérée comme une espèce particu-lière, qui est le polypodium lobatum d’Hudson ;Yaspidium lobatum de Smith et Willdenow . Cen’est peut-être qu’une variété à lobes moins pro-fonds : les deux autres figures ont le défaut decelle de Morison. Au reste, cette plante, sous l’as-
( 1 ) C. liaub. Pin. 358, et Prodr. i5i.
(a) J. liauh. Hist. 3, p. i3q.
(3) Moris., Hist. 3, §. 14 , tab. 3, fig. i5.