UES POLYVOBES. 487
au spinulosuin , mais que M. Deeandolle con-serve comme espèce. Il est tien difficile de sereconnaître au milieu d une synonymie aussi em-brouillée , et dans laquelle les auteurs cités diffè-rent dans l’exposition des caractères spécifiques,ainsi que dans les figures : je serais plutôt portéà croire que ces prétendues espèces ne sont quedes variétés. Au reste, ces plantes n’étant employéesà aucun usage, je renvoie aux auteurs classiques.
Je ne dis rien du polypodiumpontederœ d’Allioni,qui ne m’est point connu, pour lequel cet auteurcite une figure de Seguiér (i).
Le polypode thélyptère ( poljpodium theljp-teris, Linn. ), dont Linnée avait d’abord fait unacrostichum , est plus facile à déterminer par safructification, placée sur le bord des lobes, com-me dans les pteris, mais disposée en une ligneinterrompue de globules recouverts par le replide la feuille et par un tégument très-fugace. Aleur maturité les capsules couvrent quelquefoisla surface entière des lobes, et, offrent l’aspect d’unacrostique. Cette espèce a le port du polypodefougère mâle : elle croît dans les bois humides etmarécageux des climats tempérés de l’Europe . Jel’ai recueillie dans les marais aux environs de laGalle, en Barbarie : sa fructification paraît vers lafin de l’été.
Les Grecs donnaient à la fougère femelle le nom
(il Seg. veroa. vol. 'î , pag. 5 4. ta!). 1 , lig. i.