Le poeypode ORÉOPTÈBE ( polypodium oreopte-ris , Éhrh.j se distingue de 1 espèce précédente parsa fructification, à la vérité un peu rapprochée dubord des lobes, mais non recouverte par leur re-pli ; les globules sont plus écartés entre eux, ja-mais confluents; les lobes des folioles oblongs,obtus, point triangulaires, très-entiers, parsemésen dessous de points glanduleux et résineux (i).
Il est à croire que cette plante avait été con-fondue avec la précédente : elle ne se trouve pasdans les ouvrages de Linnée. M. Delamarcli, dansla première édition de la Flore Française, Yillars,dans ses plantes du Dauphiné, l’avaient nomméepolypodium pterioides ; Allioni , dans son supplé-ment à la Flore du Piémont, polypodium limbo-spermum ; Vogler, dans une dissertation , polypo-dium montanum : ce dernier nom spécifique a étéensuite traduit en grec par celui d 'oreopteris (fou-gère de montagne) par Ebrbat, Hoffman, adoptépar Swartz, Willdenow , Smith, etc. On rie peuty rapporter, avec certitude, aucune figure desauteurs anciens, à moins que ce ne soit le filix
(i) M. Boucher d’Abbeville, correspondant del’Académie des sciences ,m a envoyé, sous le nom de polypodium oreopteris ( Withering. angl. 3.P* 7 7 ^ ) , une plante recueillie a Abbeville , dans les marais du bois defiouy, qui me parait convenir parfaitement par son port et sa fructifica-tion , a cette espece, les feuilles, vues au jour et à la loupe , offrent despoints glanduleux, mais les lobes des folioles sont denticulés en dentsde scie , avec une petite pointe epineuse; tandis que les auteurs s’accor-dent tous à dire qu’ils sont entiers ; serait-ce une autre espece ?