l8d HISTOIRE DES PLANTES,
couches avec du sel et diverses substances aro-matiques, pour s’en servir comme condiment. Lesbestiaux le dévorent avec avidité, mais il donneà leur chair et au lait un goût désagréable. Onconnaît ses préparations et son emploi dans lesmaladies scorbutiques.
C’est dans ce même genre que se trouve legrand raifort sauvage , ou le cran de Bretagne ,qu’il ne faut pas confondre avec ce raifort, quiest une variété du radis. Le cochlearia raifort( cochlearia armoracia, Linn. ) est une grandeet assez belle espèce dont la racine est blanche etfort grosse; les feuilles inférieures très-grandes,pétiolées, ovales-oblongues, découpées ou cré-nelées ; les supérieures fort étroites. Les fleurssont blanches, disposées en une ample paniculeterminale, composée de grappes lâches. Cetteplante croît aux lieux humides, sur le bord desruisseaux, beaucoup plus commune dans le Nordque dans le Midi(i). Les gens de la campagnemangent ses racines comme celles du gros radis.On les emploie quelquefois dans les ragoûts; on[es râpe et on les mange en place de moutarde,pour assaisonner les viandes et réveiller l’appétit,d’ou vient qu’on les nomme moutarde de capucin:elles sont aussi employées comme un très-bonantiscorbutique.
(i) Fuchs , 660; Lob., Ic. 320, fig. 1-2 ; non., 677-78 ;Daléch., 636,lig. 2; J. Baüh. , a, pag. 85 i -52 ; Tabek». , le. 799; Moris. , § 3tab. 7 , fig. 2.