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Tome VII.
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CYTISE. 43

tes Romains comme une plante qui fournit unexcellent fourrage. La difficulté est de savoir àquelle espèce de cytise elle appartient , ou s’il fautla chercher dans un autre genre voisin de celui-ci.Les opinions sont partagées à ce sujet : les unsont cru que cétait notre mélilot ou l’ébénierde Crète ; d’autres l’ont rapporté au baguenaudier,au dorycnium, au laburnum, etc. On paraît au-jourd’hui se réunir pour la luzerne en arbre (me-dicago arborea, Linn.). C’est l’opinion qu’avaitétablie Maranta, d’après la description que Dios-coride nous a laissée de son cytisus. M. Thiebautde Berneaud a essayé de prouver, dans un savantmémoire, que le cytise des anciens pourrait bienêtre le cytise faux-ébénier (cytisus laburnum,Linn.). M. Desfontaines, dans le rapport qu’il afait de ce mémoire, à l’Académie des Sciences ,est porté à croire que le vrai cytise des Grecs,indigène de l’île de Cythnos, indiqué par Pline,décrit par Dioscoride , est la luzerne en arbre.

Voici ce que dit Pline du cytise (lib. XIII, cap. ) :« Le cytise est un arbrisseau dont Aristomaqueil Athènes fait le plus grand éloge. C’est un excel-lent fourrage pour les moutons, et même pourles porcs. Un arpent de cytise, dans un terrainmédiocre, peut rendre mille sesterces par annéeau propriétaire.... Il engraisse promptement lestroupeaux; les chevaux qui en ont mangé, ne sesoucient plus d’orge. Aucun fourrage ne produit