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Tome VII.
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très-ancienne, surtout dans les provinces du Midi.Elle réussit assez bien dans les terrains maigres,caillouteux et sablonneux. Nous avons vu plushaut que les Romains se nourrissaient de sessemences; mais pour les rendre comestibles, ilsavaient soin de les dépouiller de leur amertumepar l’ébullition dans l’eau.

Quoi qu’il en soit, le lupin fournit une nour-riture peu agréable, très-inférieure aux fèves,aux pois, aux haricots; aussi n’est-il guère cultivéque pour la nourriture des bestiaux, bonne pourengraisser les bœufs, les moutons, les cochons;encore faut-il en adoucir l’amertume : mais ouregarde comme un avantage précieux de pouvoirle cultiver dans les terrains maigres, et de lesbonifier en coupant le lupin et l’enterrant lors-qu’il est en fleurs. On peut aussi le faire pâturersur pied par les bestiaux, surtout par les moutons,qui l’aiment beaucoup. En Égypte , on réduit lessemences du lupin en farine, pour s’en servir,comme chez nous, de la pâte d’amande, à nettoyeret adoucir le visage et les mains : on sait d’ailleursque cette farine est résolutive; c’est aujourd’huia-peu-près le seul usage qu’on en fait en mé-decine (i).

J’ai vu cultivé en grand, aux environs de Sois-

(i) Kvchs, 309; Clüs., a, pag. 228 >%• 1 ; Matth. , 344; fig. 1;Lob., Ic. , tab. 64» fig. ij Dod., 5a, fig. 2 ; Dalech., 466 > fig* 1 îTabern. , 494 , fig. I ; J. Bauh. , 3 , pag. 288 , fig. , ; Moris. ,§3,tab. 7 , fig. 3.