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les jardins comme une plante d’ornement, maison ne peut le conserver en pleine terre que dansles contrées de l’Europe méridionale (i).
Espagne , ainsi que sur les montagnes duLanguedoc , du Roussillon, croît I’anthyiaide faux-cytise (anthyllis cytisoides, Linn.), joli sous-ar-brisseau de deux ou trois pieds, chargé de rameauxdroits, effilés et blanchâtres. Les feuilles sont d’unvert-cendré, éparses, ovales, un peu cotonneuses,très-souvent simples, quelquefois munies de deuxautres petites folioles caduques. Les fleurs sontjaunes, presque sessiles, axillaires, formant unépi terminal; les calices oblongs, laineux. Cetteplante serait assez agréable dans les parterres, sielle pouvait s’y conserver pendant l’hiver (2).
L’anthyllide vulnéraire {anthyllis vulneraria,Linn. ) forme de charmants parterres sur les pâ-turages secs des montagnes, où de grosses tètesde fleurs jaunes, blanches, mélangées de pourpreet de rouge, offrent un tapis agreste et riant quiinvite au repos. Les tiges sont nombreuses, pres-que simples; les feuilles ailées; les folioles infé-rieures en petit nombre; la terminale beaucoupplus grande; les folioles des autres feuilles plusnombreuses, oblongues, lancéolées. Les tètes desfleurs sont quelquefois géminées, munies chacune