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de safran, et qui cause également de grands dom-mages, en se reproduisant de proche en proche,et en faisant périr tous les pieds qu’il attaque. Onne peut arrêter les ravages de ce champignon,nommé rhizoctonia, qu’en creusant autour desplaces qui en sont infectées, et à deux pieds dedistance, des fossés de pareille profondeur, enrejetant la terre sur les places où la luzerne a péri.On fabrique, avec les racines de la luzerne séchées,des brosses à dents, qu’on colore avec l’orcanette,et qu’on parfume avec la vanille ou l’ambre.
« Les qualités alimentaires de la luzerne pourles bestiaux, dit Bosc, ne sont contestées par per-sonne; mais il est des cultivateurs qui pensentqu’elle convient mieux aux bœufs et aux vachesqu’aux chevaux et aux brebis : verte et en petitequantité, elle les purge tous, et les affaiblit; verteen grande quantité, principalement quand elle estchargée de rosée, elle leur donne des indigestions,qui les conduisent souvent à la mort, surtout lesbêtes à cornes et les bêtes à laine. Ce n’est doncqu avec une entière prudence qu’il faut laisser lesanimaux paître en liberté dans la luzerne, surtoutau printemps, où les nourritures fraîches leursont le plus agréables et en même temps le plusdangereuses. Sous un autre rapport, celui de laconservation de la plante, il est encore de l’inté-rêt des propriétaires de ne pas les mettre dans lesluzernes; rien ne les ruine plus promptement quele piétinement des chevaux, des bœufs et des va-