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Tome VII.
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odeur qui approche de celle du mélilot; elles ont,quand on les mâche, une saveur assez semblableà celle des pois. La grande quantité de mucilagequelles contiennent, qui s’élève jusqu’à trois hui-tièmes de leur poids, fait qu’à l’aide de l’ébulli-tl0n ? une once de ces semences suffit pour donnerune consistance mucilagineuse à une livre d’eau :d’où il suit qu’il a été facile de reconnaître dansces graines des propriétés adoucissantes, émol-lientes, maturatives. Cette plante est aujourd’huiplus généralement employée pour des usages éco-nomiques que pour ses propriétés médicales. LesÉgyptiens et les Grecs la plaçaient, comme nousl’avons vu plus haut, au nombre des bons four-rages : les Romains l’avaient rangée parmi lesplantes potagères : on la cultive dans plusieursparties du Languedoc et du Dauphiné pour lanourriture des bestiaux.

La TJUGONELLE DE MONTPELLIER ( tl'igonella

m °n.speliaca , Linn.) croît dans les contrées méri-dionales; on la trouve aussi dans les environs dePans, au bois de Boulogne , dans les terrains secset sablonneux. Ses tiges sont menues, étalées,presque Simples; les folioles ovales, rétrécies en coinà leur base, denticulées à leur moitié supérieure;les stipules étroites, très-aiguës. Les fleurs sont pe-tites, de couleur jaune, presque sessiles,agglomé-rées dans l’aisselle des feuilles; elles produisenthuit ou douze gousses comprimées, un peu cour-bées en faucille, striées transversalement, longues