Haricot. j 09
tari le beaucoup leur cuisson, les Anglais l’en-lèvent dans des moulins destinés pour cette opé-ration , comme on enlève celle de l’orge, del’avoine, etc. Ils les réduisent aussi en farine,qu ils mettent dans des barils, en la comprimantfortement, et qu’ils consomment sur leurs vais-seaux. Cette farine peut être introduite jusqu’àmoitié dans le pain sans l’empêcher de lever;mais elle le rend lourd et très-susceptible de moi-sissure. Autrefois 0^1 ne mangeait les haricots, surles tables délicates, qu’après les avoir fait germer ,ce qui les rendait plus savoureux et plus sains.Cet usage, on ne sait trop pourquoi, est tombéen désuétude. Aucun insecte n’attaque les haricotsen graine. Sur pied, ils ont à craindre la limace,qui les mange principalement lorsqu’ils sortentde terre, et à laquelle il faut faire, de grand matin,après la pluie, une chasse continuelle.
I-'e haricot wain ( phaseolus nanus, Linn.) nediffère essentiellement du haricot commun quepar ses tiges droites , non grimpantes, bien moinsélevées, parfaitement lisses ; les bractées plusgrandes que le calice; les gousses pendantes, ob-longues, un peu comprimées. On le croit égale-ment originaire de l’Inde . 11 a l’avantage de n’exi-ger, pour se soutenir, ni rames, ni échalas. On lecultive, comme le haricot commun, depuis très-long-temps en Europe ; il produit, comme lui, ungrand nombre de variétés, qui diffèrent par lacouleur et la forme. On mange également ses