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Tome VII.
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robinier.

aujourd’hui existants en Europe , se voit encoreau Jardin du Roi, vis-à-vis le café placé dans undes carrés du côté de la rue de Buffon. Il y futplanté par Vespasien Robin, en 1 635. C’est enmémoire de ce service que Linnée a donné à cegenre le nom de robinia. « C’est, dit M. Desfon-taines , un des plus beaux arbres que l’on puisseemployer à l’ornement des jardins et des bosquets.Les usages nombreux auxquels il peut servir luiassignent un des premiers rangs parmi les végé-taux utiles qui nous ont été apportés des paysétrangers. Les troupeaux mangent avec avidité lesfeuilles du faux-acacia nouvellement cueillies ; etlorsqu’elles sont sèches, elles fournissent un excel-lent fourrage pour l’hiver. Ses fleurs sont em-ployées en médecine comme anti-spasmodiques :elles entrent dans la préparation d’un sirop agréableet rafraîchissant, que l’on boit délayé dans del’eau pour se désaltérer. On est aussi parvenu àen retirer une teinture jaune, dont François deNeufchâteau a donné la description. Le bois dufaux-acacia est dur, pesant, d’un grain serré , uniet susceptible d un beau poli. On en fait desmeubles et des ouvrages de tour. Sa couleur estjaune, veinée de bandes brunes tirant sur le vert.En Amérique , on l’emploie dans les constructions,et les Anglais le préfèrent à tout autre bois pourdes chevilles de vaisseaux. Il résiste à l’humidité,et est très-bon pour des pilotis, excellent pourle chauffage. D’Ambournai dit qu’en le faisant