K O B I N I E K.
vienne à une grande élévation, on peut cepen-dant le tailler, et le tenir à la hauteur que l’onveut... Il ne faut pas le planter sur la lisière deschamps cultivés, parce que- ses racines tracent àune grande distance. Lorsqu’on veut en obtenirdes cerceaux ou des échalas, on lui coupe la tèteà l’âge de trois ou quatre ans. Il vient dans pres-que tous les terrains; mais il aime de préférenceceux qui sont légers et exposés au nord. Peut-êtreserait-il possible d’employer cet arbre à fertiliserdes terrains sablonneux et incultes sur le bordde nos mers. Les habitants de t Amérique septen-trionale en font le plus grand cas, et le cultiventavec beaucoup de soins, l! est commun dans lesforêts du Maryland, de New-York , de la Pensyl-vanie, etc. On le regarde comme un des arbres lesplus précieux de ce continent.
« On cultive dans les jardins une variété dufaux-acacia,. ou peut-être'*même une espèce dis-tincte (robiriia inennis ), qui n’a point d’épines,qui s élève beaucoup moins, et qui est surtoutremarquable par ses rameaux inclinés et extrê-mement touffus; elle est moins avantageuse quel’autre, mais elle est propre à former des ombra-ges impénétrables aux rayons du soleil. L’acaciarose, ou le robinia a fleurs roses (robinia hispi-da, Linn.), originaire de la Caroline, n’a que dixou douze pieds d’élévation. Lest à Le Mounierque les amateurs des fleurs et des jardins doivent
Bota.nique. Tom . PII - 8