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Tome VII.
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•baguenaudier. 123

feuillage élégant et léger, et de jolies fleurs jaunesdisposées en grappes lâches. Les folioles sont ova-les, un peu arrondies , échancrées au sommet,d un vert-pâle, un peu glauque(i). Il n’a pointfallu, pour l’ornement de nos jardins et de nosbosquets, aller chercher, dans les pays étrangers,le baguenaudier en arbre. Il existe spontanémentsur les montagnes de la Suisse, de l’Italie, de l’Au-triche et des provinces méridionales de la France .Sa multiplication est des plus faciles. II croît danstous les terrains, se propage par tous les moyensconnus de reproduction, résiste aux froids de noshivers : il est peu de jardins dont il ne fasse l’or-nement. Ses fleurs paraissent en mai, et se mon-trent souvent de nouveau vers la fin de l’été jus-que dans l’automne. On a prétendu que ses feuil-les et ses gousses pouvaient remplacer, à bienplus fortes doses, le séné du Levant, comme pur-gatifs, d’où lui est venu le nom de faux séné;mais on a reconnu que son action était trop fai-ble, à peine sensible sur les sujets robustes. Lesbestiaux noïn poiht de répugnance pour les feuil-les, sans en être bien avides.

On voit encore briller dans plusieurs jardinsquelques espèces de baguenaudier, tel que le ba-guenaudier d’Éthiopie (colutea frutexens, Linn.),

(i) Fuchs, 446; Matth. , 57 * > 1 > Camer. , 540 ; Lob. , le. 2,

tab. 88 , fig. 2 ; Don., 784 » fig- 2 ï Daléch. •> il 4 » fig. 1-2; Tabern., Je.1090, fig. 2; J. Batth. , 1 t pag. 38o, fig. %.