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Tome VII.
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SAINFOIN.

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teur de ses tiges et de l’ampleur de sesfeuilles. C’est lui qu’on cultive avec tant desuccès à Malte, sous le nom de sulla : on luidonne encore ceux de sainfoin rfEspagne , sullade Calabre . C’est un grand bienfait pour cette île,dont l’aridité est passée en proverbe. Sans lui,dit Bosc, on ne pourrait y nourrir d’autres bes-tiaux que quelques moutons et quelques chèvres ,encore seraient-ils exposés à mourir de faim pen-dant l’été, époque où la plupart des plantes four-rageuses se dessèchent complètement, au lieuqu’on y voit passablement de chevaux de luxe,des mulets en assez grand nombre, et des vachessuffisantes pour l’usage des habitants. Le sulla,étant vivace, peut, comme le sainfoin, donnerdes récoltes pendant plusieurs années ; celle dela seconde est plus abondante que celle de lapremière : mais à Malte, on le cultive comme enFrance le trèfle, c’est-à-dire qu’on ne le laissesubsister qu’un an : ainsi après la seconde coupeon le retourne, pour mettre une autre culture àsa place, le plus souvent du froment ou de l’orge.11 en résulte une augmentation de terre végétale,si rare dans cette île, qu’on est obligé d’y ajouterune portion de rochers pulvérisés. Il est à désirerque la culture de ce sainfoin s’étende dans lescontrées méridionales de la France , ou ellen’existe que dans un très-petit nombre de lieux.Ses résultats seraient bien plus profitables queceux du sainfoin cultivé; il se plaît d’ailleurs,