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prennent les feuilles en automne. Nous ne pos-sédons en Europe que les deux espèces suivantes.
Le sumac des corroykurs (rhus conaria, Linn.),roux ou roure des corroyeurs , ainsi nomme parceque les anciens se servaient de l’écorce de cetteplante, et même de toutes ses parties, dénaturéastringente, pour tanner les peaux. On en faitencore le même usage dans plusieurs contrées.Cette espèce est un arbrisseau velu, qui croît enbuisson, et s’élève à la hauteur de six ou huitpieds. Ses feuilles sont alternes, ailées avec uneimpaire; les folioles ovales-lancéolées, dentées etvelues. Les fleurs sont d’un blanc-verdâtre, pe-tites , nombreuses, réunies au sommet des ra-meaux , en épis denses et serrés : elles paraissentau printemps. Les baies qui leur succèdent pren-nent une couleur rouge en mûrissant. Cette plantecroît aux lieux secs et pierreux, dans le midi de laFrance, en Espagne, en Italie , dans le Levant, laBarbarie, etc. ( 1).
Dans plusieurs contrées de l’Espagne et del’Italie , on réduit en poudre, après les avoir faitsécher, toutes les parties de cette plante, et ons’en sert pour tanner les cuirs, particulièrementles peaux de chèvre, dont on fabrique le maro-quin. On teint en jaune avec l’écorce des tiges, et
(1) Clus. , 1, pag. 17 , Hg. 1 » Màtth. , tab. 186, fig. 1; Camer. , 121 *Lob. ,Ic., 2 , tab. 98 , fig. 1 î Dod. , 779, fig. 1 ; Daxéch. , 107 , fig. 1 \Tàbern. , le. 1027 » fig- i ; J* B àub * » 1 ) pag. 555 , fig. 1.