KUPHORBE.
sur le bord de la mer, dans les contrées méridio-nales. Son nom est composé de deux mots grecs,para (proche), als, alos (mer). Ses rameaux, très-droits et rapprochés, partent presque tous dusommet d’une tige un peu rougeâtre : ils sontcouverts, dans toute leur longueur de feuillesnombreuses, imbriquées, redressées, glauques,un peu épaisses, lancéolées, très-aiguës, quel-quefois un peu obtuses ; les supérieures plus lar-ges , ovales. Les ombelles sont composées de troisà sept rayons bifurqués; les folioles de l’involucreovales; les quatre folioles extérieures du calicejaunes, terminées par deux petites cornes, lescapsules glabres, un peu ridées ; les semencesblanchâtres (i).
L’euphorbe réveille-matin (euphorbia helios-copia , Linn.) est très-commun dans les champscultivés et les jardins : on lui donne, comme auP e plus, le nom de réveille-matin. Celui d 'helios-copia , du grec elios (soleil), scopeo (je re-garde), avait été employé par Dioscoride , pourune espèce d’euphorbe dont le feuillage, selonlui, était toujours tourné vers le soleil, phéno-mène qui n a pas lî eu p Qur notre plante. Elle serapproche un peu du peplus, par la forme de sesfeuilles ; mais ses fleurs sont disposées en om-
(i) Matth. , 864i fig- ^ > CAM E a. > 96») Lob. Ic. 354 , fig. i ; Don.,370, fig. i.a ; Dal.éch., 1647, fig. j-3 ;Taberm., 693, fig. 1 ; J. Bauh.,3, l>ag.675,fig. 1 ; Moris. ,§ 10, tab. i,fig. 24 ; Barrit.. , 886; Park.,184 » Ger. , 498.