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Tome VII.
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302 HISTOIRE DES PLANTES.

troubler la digestion, produire des coliques, ladiarrhée, etc. Il en est qui conservent les jeunesmelons dans le vinaigre pour s’en servir à la ma-nière des cornichons. Un peu avant leur pleinematurité, les cuisiniers, après les avoir dépouillésde leur écorce, en préparent de très-bonnes com-potes en les unissant au sucre, au vinaigre, auxgirofles : les confiseurs les associent au sucre, auxaromates, et en composent des bonbons d’ex-cellent goût. A raison du mucilage et de l’huiledouce dont les semences du melon sont compo-sées, elles jouissent des mêmes propriétés adou-cissantes et relâchantes que la pulpe. On en pré-pare des émulsions d’un grand usage dans letraitement des fièvres ardentes, dans l’irritationdes organes urinaires. Dans le temps que les mé-decins avaient établi un thermomètre idéal, pourfixer le degré des propriétés chaudes ou froidesdes substances employées comme remèdes, lessemences des melons jouissaient de la préroga-tive d’être placées au nombre des quatre semen-ces froides majeures. On leur préfère aujourd’huiles amandes douces : on peut en retirer, par ex-pression, une huile douce, qui jouit égalementde propriétés anodines.

C’est particulièrement par la forme de ses fruits,par leur saveur, que le concombre cultivé ( cucu-mis sativus, Linn. ) diffère du melon. Ses feuillessont plus grandes, moins arrondies, à angles plusou moins saillants et pointus. Les fleurs sont