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Tome VII.
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3o4 HISTOIRE des plantes.

d’adoucir la peau, et de faire disparaître assezpromptement quelques-unes des éruptions quis’y manifestent; mais son emploi n’est pas sansinconvénient dans les éruptions qui ont lieu parquelque mouvement épuratoire : d’ailleurs on nedoit faire usage de cette pommade qu’à l’époquede la maturité des concombres; conservée troplong-temps, elle devient rance, et peut produiredes effets contraires à ceux que l’on en attend.Ses semences entrent, comme celles du melon,parmi les quatre semences froides majeures. Onen fait, avec les amandes douces, des émulsionscalmantes et rafraîchissantes. On a quelquefoisemployé la pulpe du concombre comme topique,sur la tête, dans la frénésie, dans certaines fièvresataxiques, dans les inflammations des méningés,etc., on s’en sert aussi en cataplasmes dans certainesbrûlures superficielles. Les jeunes concombres,cueillis avant leur maturité, et confits dans le vi-naigre avec différents aromates, acquièrent unesaveur piquante, agréable, propre à exciter l’ap-pétit, dont on fait un grans" usage sur les tablessous le nom de cornichons.

Sans sortir du même genre, nous passons ici àune espèce dont les qualités sont bien éloignéesde celles des espèces précédentes. U s’agit de lacoloquinte ( cucumis colocjnthis, Linn.), plantedistinguée par l’amertume excessive de ses fruits,par la forme de ses feuilles profondément laci-niées; les sinuosités et les découpures obtuses,