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Tome VII.
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33ü HISTOIRE DES PLANTES.

« on la néglige depuis peu dans quelques îles de« l’Archipel où on la pratiquait autrefois, et ce-« pendant on obtient partout des figues bonnes à« manger.... Laissons donc le merveilleux de la«caprification, et convenons, d’après l’obser-« vation, quelle doit être inutile , puisque chaque« figue contient quelques fleurs mâles vers son œil,« capables de féconder toutes les fleurs femelles de« l’intérieur, et que d’ailleurs ce fruit peut croître ,« mûrir et devenir excellent à manger, lors même« que les graines ne sont pas fécondées. » ( Voyagedans l’empire ottom., vol. I, pag. 3i3. )

L’insecte par lequel s’opère la caprification dufiguier est noir, long d’une ligne : c’est le cynipspsenes de Linnée. MM. Godeheu et Bernard ontobservé un autre insecte d’un rouge orangé, quiparaît être du même genre. On trouve encore surles feuilles une sorte de kermès, que je crois êtrecelui que l’on nomme vulgairement en Provence ,pou du figuier. De certaines chenilles et autreslarves en corrodent le bois.

Les figuiers étrangers à l’Europe sont en très-grand nombre : il en est qui offrent des parti-cularités très-curieuses, tel que le figuier indien[ficus indica, Linn.); grand arbre, très-étendu,admirable par son port, par la manière de se pro-pager. Il pousse de ses branches de longs jets pen-dants qui ressemblent à des cordes ou des ba-guettes, gagnent la terre, s’y enracinent, et for-ment de nouveaux troncs, qui y a leur tour, en