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Tome VII.
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MURIER .

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ses feuilles minces, très-lisses, quelquefois dé-coupées en lobes profonds et irréguliers; les fruitspetits, blanchâtres, ou un peu rougeâtres. Cetarbre est originaire de la Chine , où il a commencépar être cultivé pour la nourriture des vers à soie.De la Chine il fut transporté dans llnde, et cultivepour les mêmes usages, puis dans la Perse (i).

Sous l’empereur Justinien , des moines appor-tèrent en Grèce des semences du mûrier, et en-suite les œufs de l’insecte. Environ vers 1 an i54°ion commença à cultiver cet arbre en Sicile et enItalie, et, sous Charles VII , quelques pieds enfurent transportés en France . Plusieurs seigneurs,qui avaient suivi Charles VIII , dans les guerresd’Italie, en 1 4ç)4, transportèrent de Sicile plusieurspieds de mûrier en Provence , et surtout dans levoisinage de Montélimart. On dit qu on y voit en-core ces premiers arbres dans le vaste empla-cement des jardins des maisons royales. Il en fitdistribuer les arbres dans les provinces, et il ac-corda une protection distinguée aux manufacturesde soieries de Lyon et de Tours. Henri II travaillaà multiplier les mûriers; et Henri IV , malgré lesoppositions formelles de Sulli, établit des pépi-nières. H envoya le surintendant de ses jardinsen Languedoc et en Vivarais pour avoir des mû-riers , et il écrivit à Olivier de Serres pour le même

(i) Matth., a3o, fig. 2 ; Camek. , *79 5 LoE -> le. 2 , tab. 196, fig. 2;Dod., 8 io, fig. 2 ; Daléch. , 326, fig- 2 ; Tasern . , le. 976, fig. a.