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Tome VII.
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338 histoire des plantes.

usage l’écorce des branches superflues que l’oncoupe lorsqu’on élague les mûriers. Les jeunesrameaux donnent une filasse plus déliée que lesbranches. Les branches du mûrier sont encoretrès-bonnes pour des échalas ou des treillages;elles résistent bien à l’humidité : on en fait aussides cercles de barrique. Le bois est d’un jaune-brun , propre à faire des tonneaux, des jantes deroue, des ouvrages de tour et de menuiserie, desseaux à puiser de l’eau, et même de la charpente.Ce bois donne une teinture brune, d’après lesexpériences de Faujas de Saint-Fond , mais moinssolide que celle du morus tinctoria, Linn. Lesfeuilles sont un bon fourrage pour les troupeaux,et les fruits servent à nourrir et à engraisser lavolaille, qui en est très-avide.

Linnée avait réuni aux mûriers, sous le nomde morus papyrifera , l’arbre qui depuis a éténommé broussonetia , ou papyrier du Japon {pa-pjrius japonica , Poir. Encycl.; broussonetia papj-rifera, L’Herit.). Cet arbre est originaire des Indes et du Japon : on l’a également observé à l’îled’Otaïti. Il s’est très-bien acclimaté dans les con-trées tempérées de l’Europe . Les habitants d’Otaïtiet de plusieurs autres îles de la mer du Sud, font,avec son écorce, une sorte de toile non tissue, quileur sert de vêtement. On en fait aussi du papier.Comme cet arbre est exotique, mais intéressantpour ses usages économiques, nous renvoyons lelecteur à l’article Papyrier de l’Encyclopédie ou