3/jü HISTOIRE DES PLANTES.
Quand tout-à-coup, parmi ces vertes colonies,
Un arbre qu’il connut dès ses plus jeunes ans,
Frappe ses yeux. Soudain, avec des cris perçants,
Il s’élance , il l’embrasse, il le baigne de larmes,
Le couvre de baisers. Mille objets pleins de charmes,Ces beaux champs, ce beau ciel qui le virent heureux,Le fleuve qu’il fendait de ses bras vigoureux,
La forêt, dont ses traits perçaient l’hôte sauvage,
Ces bananiers chargés et de fruits et d’ombrage,
Et le toit paternel, et les bois d’alentour,
Ces bois qui répondaient à ses doux chants d’amour,
U croit les voir encore, et son ame attendrie,
Du moins pour un instant retrouva sa patrie.