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celui qu’on rencontre sur la pente des collines;que ceux des plaines et des bas-fonds ne se re-trouvent plus sur les hauteurs : les uns ne se plai-sent que dans les sables arides et brûlants ; d’autresdans des lieux humides ou sur le bord des ruis-seaux. Quoique certaines espèces d’arbres pa-raissent végéter également bien sous tous lesclimats, et à des expositions différentes, chaquecontrée en possède qui lui sont propres, et qu’onne peut trouver ailleurs : il en est dans le Midiqu’on ne trouve pas dans le Nord; ceux des tro-piques et des Indes ne ressemblent point à ceuxde l’Europe ; et quoique la culture parvienne,'àforce de soins, à s’approprier quelques arbresexotiques, il en est un grand nombre auxquelselle est forcée de renoncer.
Cette variété de productions s’oppose à l’uni-formité , et forme, de l’univers, le spectacle le plussublime, le plus imposant. Comme il serait tristeet monotone, si partout l’on ne rencontrait qu’ungazon uniforme! Mais il n’est que le fond du ta-eau, es forêts en forment les grandes masses,et es animaux lui donnent le mouvement et lavie. «Quelle affreuse nudité, dit le baron deTschoudi, n offrent pas les pôles du monde, quisont dénués d arbres ! Ce triste spectacle se re-trouve sur le sommet des montagnes. Après avoirdescendu long-temps depuis la cime des plushautes Alpes , au travers des glaces et des neiges,le premier arbrisseau que je rencontre est un