LES AMF.NTACÈES. ^9
nos premiers besoins; il convient encore d’encouvrir les terres maigres, et d’en enrichir les solstrop peu profonds, dans la vue de les rendre unjour capables de culture. Non seulement les arbresaméliorent le sol et augmentent son épaisseurpar leur séjour; mais ils servent encore à le des-sécher lorsqu’il est trop humide. Il résulte de1 eau qu ils absorbent par leurs suçoirs, une pro-digieuse transpiration des jeunes rameaux et desfeuilles. Cette transpiration est un nouveau bien-fait : l’air en est détrempé ; on le respire plushumectant, plus balsamique. Vers la fin d’avril,lorsque la poitrine est fatiguée par les vents des-séchants , comme on désire alors la verdure nou-velle! On sent si bien la fraîcheur quelle metdans les poumons ! Après avoir parcouru les co-teaux brûlés par le soleil, qu’on approche d’uneforêt : l’odeur végétale qu’elle répand, cause unplaisir qui avertit du mieux-être de l’économieanimale. Dans certaines espèces d’arbres, commedans les peupliers, les pins, les mélèzes, cetteodeur est un vrai baume. Dans une île de la merPacifique, la destruction qu’on y fit des forêts decèdres rendit à 1 air une qualité si malsaine,qu’on fut obligé de les replanter. »
Après avoir considéré les arbres dans leurs rap-ports avec l’économie de la nature, et relative-ment à la place que chaque espèce occupe à lasurface du globe, il conviendrait de passer àd’autres considérations non moins importantes,