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Tome VII.
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LES AM ENTACHES. 353

c’est-à-dire arbre de mille ans, ajoute ce savantnaturaliste, prouve assez que l’on connaît, clansce pays , des arbres d’une durée qui passe l’ima-gination : aussi est-ce clans ce pays, dont lespeuples paraissent les plus anciens du mondeconnu, et qui, par conséquent, peuvent avoir leplus de notes sur l’antiquité, que croissent lesplus gros arbres cités jusqu’ici, tel que celui decent trente pieds de diamètre. L’historien Josèpherapporte (liv. 5 , chap. 3 i, De la guerre des Juifs) ,que l’on voyait, de son temps, à six stades de laville d’Ébron, un térébinthe qui existait depuisla création (ce qui prouve au moins sa grandeantiquité ). Pline cite (lib. 16 , chap. 44) un cer-tain nombre d’arbres, très-remarquables parleurvieillesse.

Revenons maintenant au caractère des amen-tacées. Cette famille, comme je l’ai dit plus haut,nest composée que d’arbres presque toujoursréunis en grandes forêts. Les feuilles sont simples,alternes, pétiolées, munies de stipules caduquesou persistantes. Les fleurs sont assez généralementmonoïques ou dioïques, quelquefois hermaphro-dites; les fleurs males disposées en chatons cou-verts d’écailles nues, qui portent les étamines ennombre défini ou indéfini, quelquefois un caliced’une seule pièce qui enveloppe les écailles et lesétamines. Les fleurs femelles sont ou solitaires,ou réunies en faisceau, en chaton écailleux comme

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