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Tome VII.
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ORME.

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lorsqu’on l’emploie vert; mais quand il est biensec, c’est un des meilleurs pour le charronnage.On en fait des moyeux, des essieux, des jantesde roues, des poutres, des solives, des vis de pres-soir, des roues de moulin , des carènes de vais-seau : c’est encore un des meilleurs bois pour lechauffage. Il était, comme on sait, en grand usagechez les anciens, pour soutenir la vigne, et cettecoutume s’est même conservée dans plusieurscantons de l’Italie . On ne sait pourquoi ils don-naient à cet arbre une préférence exclusive : maispartout, tant dans les ouvrages d’agriculture quechez les poètes, il n’est question que de lui:

Quidfacial lœtas segetes, quo sidéré terramVertere, Mæcenas , ulmisque adjungere vites,

Conveniat....

. Canere incipiam.

a dit Virgile, au commencement de ses Géorgiques .Mais 1 orme, destiné à cet usage, 11 e doit pointselever à plus de douze ou quinze pieds : la taillele maintient à cette hauteur. A combien d’allu-sions aimables cet usage a donné lieu chez lespoètes. On représentait 1 orme comme lë mari dela vigne, qu’elle cherche à embrasser de ses ra-meaux flexibles.

L’orme exige une bonne terre, qui ait beau-coup de fraîcheur, sans trop d’humidité. Il vientmal dans les terrains glaiseux ou crayeux. Il semultiplie avec une grande facilité, de graines, de