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Tome VII.
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364 HISTOIRE DES PLANTES.

ploie comme celle du chêne pour la préparation

des peaux.

Outre son utilité, le micocoulier peut encoredevenir un arbre d’agrément : son feuillage, d’unvert-sombre, contraste avec celui de la plupartdes autres arbres; il n’éprouve aucun changementde couleur pendant la belle saison, n’est pointattaqué par les insectes, donne beaucoup d’ombre ret dure au moins jusqu’à la fin de l’automne :d’ailleurs cet arbre souffre très-bien la taille, cequi le rend propre à former des bosquets, despalissades et des rideaux de verdure.

Le micocoulier croit assez généralement isoléou en groupe; il est cependant probable qu’ilentre dans la composition de quelques forêts : ilsert fréquemment, dans les contrées du Midi, àgarnir les routes, à former des promenades et desavenues. Dans les environs de Narbonne , on leplante en quinconce dans un bon terrain, à dixpieds de distance; et lorsqu’il est arrivé à douzeou quinze ans, on le coupe rez-terre, pour luifaire pousser des rejetons très-ltmgs, fort grêles,qu’on élague annuellement, et qui servent à fairedes manches de fouets de cochers, d’un débittrès-avantageux. Aux environs de Sauve, dépar-tement du Gard , on dirige ces rejetons de manièreà ce qu’ils puissent être fabriqués en fourches, lesmeilleures qui existent pour la durée. Les habi-tants de ce petit pays en ont souvent vendu cha-que année, pour vingt-quatre ou vingt-cinq mille