366 histoire des plumtjîs.
lement sur les saules au commencement du prin-temps. Leurs fleurs sont dioïques; les chatons,dans les mâles, couverts de petites écailles quitiennent lieu de calice et de corolle : chaqueécaille renferme depuis une jusqu’à cinq étami-nes avec une glande cylindrique dans leur centre :les chatons femelles portent un grand nombred’ovaires munis d’un style et de deux stigmates,( auxquels succèdent autant de capsules à deuxvalves, à une loge, renfermant de très-petitesgraines garnies d’une aigrette soyeuse et touffue.
Les saules, à raison de leur grande multipli-cation , de la fraîcheur de leur ombrage, des nom-breux services que l’homme en retire, ont étéde tout temps signalés sous ces différents rap-ports. Il en est question dans Homère : on lestrouve cités dans la Bible . C’est sur le bord desfleuves, à des branches de saule, que les Israé-lites, captifs à Babylone , et versant des larmessur leur exil de Jérusalem , suspendent leursinstruments de musique, comme l’annonce ledébut de ce psaume si touchant :
Saper flamina Babylonis, illic sedimus et flevimus, cùm re-cordaremur Sion.
In salices in medio ejus suspendimus organa nostra.
Psalm. l36.