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Tome VII.
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374 histoire des plantes.

leur rouge, sanguine. Dans les pays chauds, ildistille, des branches coupées, une liqueur miel-leuse, qui devient urie sorte de manne par la des-siccation. Les chèvres, les vaches et les moutonsen mangent les feuilles, qui souvent sont toutescouvertes de l’écume blanchâtre du cicada spu-maria. Avec le tronc des plus gros saules, débitéen planches, on fait des caisses et divers ouvrageslégers. Cet arbre est d’ailleurs d’une culturefacile; il fournit un bel ombrage, plaît aux yeuxpar le brillant de son feuillage argenté. Au prin-temps, ses fleurs fournissent aux abeilles uneabondante pâture : il en est de même de beaucoupd’autres espèces.

Virgile , dans ses tableaux de la nature cham-pêtre , nous peint fréquemment les abeilles cher-chant leur nourriture sur les fleurs des saules :

Pascuntur ( apes ) et arbuta passimEt glaucas salices, casiamque, crocumque rubentem,

Georg., lib. IV, v. 182.

Et ailleurs , Egl. I, v. 55 :

Hyblceis apibus florem depasta salicti.

Ce même poète se plaît encore à placer, dansses images, les chèvres broutant les feuilles dusaule :

Non, mepascente, capellœ,

Florentem cytisum et salices carpetis amaras.

Egl. I, v. 79.

Dulce satis humor, depulsis arbutus hædis,

Lcnta salix fœto pecori .

Egl. III, v. S3.