répandues par ces tendres sœurs sur la mort deleur frère, foudroyé par Jupiter :
Inde Jluunt lacrymœ, stillataque sole rigescuntDe ramis electra novis, quœ lucidus amnisExcipit, et nuribus mittit gestanda latinis.
Ovid., Metam. , lib. II.
C’est ainsi que la mythologie a su animer de sesfictions les plus belles productions de la nature,et qu’encore aujourd’hui elle égaie nos idées aumilieu de nos observations.
Les peupliers étaient très-anciennement connus:ils étaient même cultivés, surtout le blanc et lenoir, en particulier, pour servir d’appui à la vigne:on les plaçait en quinconce, afin de donner,par cette disposition, plus d’accès à l’air, plusd’agrément à la vue. Populi Ditibus placent , etccecuba educunt (Plin., lib. 16, cap. 37), ce quinous est confirmé par ces vers d’Horace :
Ergo aut adulta vitiurn propagineAltas maritatpopulos.
Le bois du peuplier était encore employé àfaire des boucliers : populus apta sentis (Plin.).Les feuilles, macérées dans le vinaigre, étaientappliquées sur les parties affectées de la goutte.Pline ajoute que les abeilles font le propolis avecle suc qui transsude des feuilles des peupliers.
Les Latins ont, de tout temps, donné aux peu-pliers le nom de populus, dont l’étymologie estpeu connue, et livrée aux conjectures. Les uns