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et fantastiques : c’est dans les sombres vallées desAlpes , aux lieux âpres et montagneux, querespecté par la main des hommes, il se montresous sa véritable forme. C’est alors un arbrerobuste, qui s’élève à la hauteur de quaranteou cinquante pieds et plus sur un tronc épais,revêtu d’une écorce sujette à s’exfolier, commecelle du platane, couronné par une vaste cimeconique, très-touffue, qui répand au loin uneombre ténébreuse. Ses rameaux sont nombreux,sa verdure sombre, perpétuelle, d’une teinteuniforme, mélancolique. Son accroissement esttrès-lent, sa durée de plusieurs siècles. Ses feuillessont planes, linéaires, aiguës, rangées comme lesdents d’un peigne le long des rameaux, quelque-fois panachées de blanc dans nos jardins. Lesfleurs sont petites, ordinairement dioïques, pres-que sessiles, entourées de petites écailles quitiennent lieu de calice; point de corolle; dans lesmâles huit ou dix étamines; les filaments réunisen cylindre ; les anthères disposées circulairementeu forme de boucher, s ouvrant en-dessous; dansles femelles, les écailles plus petites, persistantes;un ovaire ovale, percé au sommet; point de style.Le péricarpe se renfle, devient charnu, se con-vertit en une baie rouge, percée au sommet enforme de gland, contenant un noyau à une seulesemence. Cet arbre croît dans les montagnes de laSuisse, de la Savoie, à la Sainte-Baume , en Pro-