488 LETTRE SUR UN VOYAGE, ETC.
de Lens , où suivant les détours d’un secondtorrent, dont les eaux ne pouvaient me désaltérer?je mis en ordre, en arrivant,une partie des nom-breuses plantes que j’avais recueillies, et j’allaichercher, après avoir marché pendant près dedouze heures, un sommeil dont j’avais grandbesoin, mais qui fut troublé par la sorte d’intem-périe, si je peux m’exprimer ainsi, avec laquellej’avais bu de ces perfides eaux.
La suite de ce voyage sera le sujet d’une pre-mière lettre ( i ), si celle-ci ne vous a point paru troplongue. Adieu, mon cher ami; cultivez toujoursles sciences naturelles; elles sont le partage d’untrès-petit nombre d’hommes, et le nombre deceux qu’elle rend heureux est plus petit encore,parce qu’on met souvent les systèmes à la placede l’étude de la nature, et qu’au lieu d’être dansles bois, on n’est plus, comme l’a dit Rousseau,que sur le théâtre du monde, occupé de se faireadmirer.
(i) Cette autre lettre ne m’est point parvenue.
FJ IN" J) [J TOME VII ET DERJVIEK.