XXX Avant-Propos.
En effet, si pour la décoration d’un Bâtimentparticulier, nous employons les ordres, quenous restera-t-il pour les Temples & pourles Edifices de la premiere importance ?Suffira-t-il d’y épuiser la richeffe des matiè-res , la multiplicité de la sculpture ; cesreílources ne peuvent jamais être regardéesque comme des accessoires : rien de toutcela ne peut suppléer à cette beauté dis-tincte de t Art que présentent les ordres,que nous employons inconsidérément dansnos Bâtiments privés, pendant que par uneinconséquence bien plus condamnable en-core, nous les retranchons dans les édificesd'éclat, fous le vain prétexte d’y répandreune certaine simplicité. Il est cependantvrai que si la grandeur d u monument ou del’ériisice ne pouvoir permettre l’appareil desordres, qui jamais, selon nous, ne doivents’employer que d’un certain module, il fau-droit cfans ces occasions avoir recours à unecomposition qui, émanant de ces mêmes or-dres, détermineroit à se passer de ceux-ci ;autrement leur aspect n’offriroit qu’un mo-delé, qui un jour devroits’exécuter en grand.D’un autre côté, il faut éviter de faire l’or-dre colossal ; car à quoi bon une décorationdontl’ocuilne peut jouir en entier? Qu’im-porte alors la beauté du fût d’une colonne,le caractère de son chapiteau, la réguiari-