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Tome second.
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D ’ A R C H I T E e T U R E. I)

& les chapiteaux. Libéral Bruant, au frontispicedû Bureau des Marchands Drapiers, a diminuéle bas de ses colonnes pour en rapprocher lesbases & faire ses métopes quarrés. Louis le Veau,au portique Dorique de la Cour Royale du Châ-teau de \incennes , a augmenté la hauteur de íacolonne d’un module, pour augmenter celle de lafrise , écarter ses trigliphes, & parvenir à faireses métopes quarrés. Nous ne pouvons dissimulerjqvi£.tous ces différents moyens présentent autantd’impersections qui rangent la plupart de nosproductions de ce genre , dans la classe de lamédiocrité ; car enfin il faut convenir que la véri-table Architecture exige la plus grande sévérité ;& cependant rien de si irrégulier que tous lesordres Doriques, qui, en France, décorent ncsbâtiments , même les plus renommés.

On doit déja appcrcevoir , dans les figures II& III de la planche que nous décrivons , leschangements qu’offrent ces figures , comparéesavcc celles I & IV de cette même planche. Barexemple , dans la figure 11 la frise A, a vingt-uneminutes de hauteur , au-lieu de dix-huit : la largeurdu triglipheB, & du mutule C, est de quatorze minu-tes au-lieu de douze ; enfin le chemin ou listeau D, aune minute & demie, au-lieu d’une demi-minute : in-tervalle qui rapproche moins les cassettes & les mu-tules que dans la figure IV. On doit aussi remar-quer, dans les figures II& III, que nous avons donnéune minute de saillie aux trigliphes , au-lieu d’unedemi-minute prescrite par Vignole. Tous ceschangements, qui détruisent les petites parties,détachent les membres les uns 'des autres , &donnent un caractère de relief à tous les détailsde cet entablement, nous ont paru nécessaires ici,