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anciens, sont écartés d'axe en axe de trente-quarreminutes ; d’où il s’enluit que l’accouplement Gest fans aucune pénétration; que même il leroitpossible de pratiquer un petit interstice d’une demi-minute entre les deux tores pour les séparer, &les plinthes qui les soutiennent, aíìn d’empêcherpar-là leur approximation , toujours vicieuse enArchitecture. Pour y parvenir, on pourroit, com-me en a usé Bruant, diminuer la saillie de chaquebaie d’un quart de minute , ou applatir insensi-blement les deux tores vers leur attouchement,pour produire l’interstice que nous semblons dé-sirer.
Nous avons indiqué dans cette planche VII,l’entrecolonnement L, comme le plus grand espa-cement qu’on puisse mettre en œuvre ; cela peutêtre vrai, sur-tout si l’on donne un certain dia-mètre aux colonnes ; car il taut savoir qu’il nesuffit pas d’avoir attention d’observer le rapportque doit avoir la largeur de l’entrecolonnementmajeur, relativement à la hauteur de Tordre ; cerapport, quelque intéressant qu’il soit, ne regardeque la seule beauté de l’ordonnance ; il est unautre motif plus important encore , qui regardela solidité , lequel consiste à ne pas donner tropde portée à l’étendue de l’architrave , qui doittoujours se mesurer à raison du diamètre de lacolonne, à raison de la largeur de l’ëntrecokmne-ment, & à raison de leur éloignement sur le nu dumur qui leur sert de fond. Perrault au péristiledu Louvre, nous a montré tout ce que pouvoitl’art dans l’ordonnance & dans la construction dece iuperbe édifice. Par exemple, il a osé donnervingt-quatre pieds de portée à l’architrave, del’avant-corps # du milieu de fa façade, dont les