d’Architecture. 6y
prendre à nos Eleves à sentir de bonne heure iesfautes des grands hommes , parce qu’aurrementelles pourro:ent devenir pour eux des exemplesdangereux. Si ces remarques sont vraies , nous nepouvons donc ni ne devons ies taire ; nous invitonsmême les Eleves à prendre le même intérêt à démê-ler dans les ouvrages médiocres , les beautés quipeuvent s’y trouver répandues, puisque sans cetteattention ce l'eroient autant de beautés perdues;ce qui nécessairement nuiroit à leur avancement.Qu’on y prenne garde , la source des abus quenous relevons souvent dans nos Leçons, ne pro-vient pour l'ordinaire que de la négligence denos jeunes Architectes à examiner avec soin, &à apprécier avec justesse les différentes produ-ctions qui leur sont offertes ; ils s’en rem-plissent í’imagination ; ils confondent les genres ,les especes ; ils négligent l’analyse , sesprit dediscussion : tout ce que leur idée leur présenteleur paroît bon ; ils se rappellent, lans y tropréfléchir , ce qu’ils ont vu, prennent des exem-ples pour des autorités , & annoncent leurs pro-ductions comme des chefs-d’œuvre. Mais finissonscette digression, dont nous userons cependantquelque fois , dans l'intention d’arrêter la rapiditéde l’étude de quelques-uns , & l’amour - propresouvent prématuré de quelques - autres.
La figure II représente le même chapiteau offertavec des proportions plus analogues au caractèrede cet ordre, & tel à peu-près qu’on l’exécutade nos jours dans la plupart des bâtiments élevéspar les Architectes qui, aux préceptes, joignentle véritable goût de l’Àrt dans leurs productions.
Les mesures que nous avons pris loin de coterexactement fur les dessins de ces différents cha-is iij