D’ARCH ITECTURE. 12?
corniche est trop baff?, mais elle n’a ni larmiersupérieur , ni cimaise inférieure ; la frise bailleursest d une hauteur excessive , & les plates-bandesde l’architrave font divisées d’une manière inverseà celles que nous connoissons. II est vrai qu’onne remarque point de larmier supérieur à TordreCorinthien du Temple de la Paix , & que Léon-Baptiste Alberti n’en a point placé non plus dansfa corniche Corinthienne ; mais ces exemples fontfans autorité, & íeroient à peine tolérables dansla décoration des appartements. II est assez vrai,comme remarque Chambrai , qu’on peut se per-mettre quelques licences dans Tordre Composite ;mais au moins n’y doit-on rien retrancher d’ef-fenciel fans de fortes raisons : de même cju’unpeintre & un Sculpteur ne peuvent, quelque diffor-mité qu’ils veuillent donner à une tête, supprimerquelques-unes des parties qui la caractérisent. Labase de cet ordre est Attique ; mais son plinthe ,qui a la même hauteur que toutes fes moulures,est de beaucoup rrop fort , quoique sembla-ble à celui de la base de Tordre Corinthien duTemple de Thésée, dont nous avons parlé page116 de ce volume.
Par les exemples que nous venons de rappor-ter des principaux ordres exécutés dans les édi-fices antiques de Rome , on doit s être apperçu ,malgré quelques remarques que nous n’avons punous dispenser d’y faire , que les trois ordresGrecs se sont beaucoup perfectionnés en Italie.Passons à présent à quelques-autres profils, d’aprèsLéon-Baptiste Alberti, Philibert Delorme , & plu-feurs autres Commmentateurs de Vitruve de lacerniere classe , qui , comparés ensemble , ferontsentir à nos Elevés qu’il est possible de rester mé-