d’Architecture. 13?mesquin, un entablement qu’on auroit remarquedans un bâtiment colossal & u une hauteur extraor-dinaire pour en faire le couronnement cl'u n ordreComposite , qui ayant tant tle connexité aveel’élégance Corinthienne , doit aussi, dans toutesles parties qui le composent, annoncer la légè-reté attribuée à ces deux orures. Nous dirons ,comme Chambrai, peut-être aurions-nous bienfait de supprimer cet exemple ; mais écrivant pourles jeunes gens que nous avons plus d’une foissurpris à commettre les mêmes erreurs, nous avonscru devoir saisir cette occasion de leur mettrefous les yeux, dans quels écarts ils pourroienttomber; puisque Serlio , en commentant Vitruve ,non - seulement s’est déja assez écarté de fes pré-ceptes , mais qu’il est tombé lui-même dans unpareil excès , dès qu’une fois il n’a plus eu pourmaître que le dérèglement de son imagination.
Donnons à présent quelques - autres entable-ments nommés composes , destinés d’après Vignole,Mansiud & Le Veau , dont les profils offriront ànos jeunes Architectes différents moyens de fé-conder leurs productions, pourvu toutefois qu’ilsn’aillent pas , comme Serlio , appliquer à des com-positions d’un style léger, des profils d’un cara-ctère mâle , ou des profils d’un genre délidat, àdes décorations d’une expression rustique; maiscommençons par définir ce que nous entendonspar un entablement composé , proprement dit.
On appelle ainsi un couronnement dans lequel onfait choix de diverses parties des principaux mem-bres distribués dans les entablements des cinqordres, à dessein d’en composer un qui, par sarichesse ou sa simplicité , soit assorti au genre del'ordonnance de l’édisice où on le veut employer >
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