141 Cours
comme on le remarque aux Thermes de Diocté-tien. Ce profil, plus riche que ne le comportepeut-êtrel’ordre Dorique, ne doit guères’empioyerque dans Tintérieur des bâtiments ; ou il fautdans les dehors , fi Ton en fiait ul'agc , que Tordresoit absent; parce que tontes les fois que Tordrepréside, la présence semble exiger une retenuequ’on n’est pas toujours obligé d’observer à larigueur, lorsqu'cn s’en tient à fa feule expression,pourvu toutefois qu’on ne cherche pas à intro-duire , dans ces sortes de couronnements , tant demoulures qu’ils semblent plutôt devoir appartenir àun ordre délicat qu’à un ordre solide : cette attentiondoit s’étendre jusque sur l’expression des moulures,qui toutes doivent avoir moins d’élégance, êtreprofilées fermes; en un mot, annoncer par leurgalbe la virilité de Tordre dont elles émanent.
La figure B, est une corniche architravée d’unprofil Dorique , destinée à servir de couronne-ment à un bâtiment de peu d’étendue, mais quiexigeroir une certaine richesse ; c’est pour cela quenous y avons placé des denticules , tels qu’il s’auremarque à l’entablement régulier du Théâtre deMarcellus & des Thermes de Dioctétien , & queScammozzi les a employés dans son Dorique.
La figure C, est une plus petite corniche demême genre , destinée à servir de couronnementà quelque membre principal de la décoration dunefaçade , tel qu’un Attique, un soubassement, ouenfin la partie supérieure d’un bâtiment parti-culier.
La figure D, est le profil d’un couronnementtenu plus simple , destiné pour les ouvrages Mi-litaires ou Civils , & dans lesquels TexpreffionToscane apporteroit trop de rusticité, mais où