iSS Cours
corniches, soit dans les impostes, les chambranles,les balustrades , &c. Ces membres dans Tordre d citbas, doivent raisonnablement être virils , & êtredélicats dans Tordre supérieur : disparité contraireaux lois de Tunité & à la correspondance quidoit être observée entre les diíFérents membresde la décoration d'im mêine édifice , ce qui nese peut faire qisen opposant à ces deux extrêmesun intermédiaire , qui, par cette transition sembleadoucir cette elpece de diíTonnance. C’est pour-quoi il seroit intéressant de n’y employer qu’un seulordre ; ou du moins loríqu’on ne peut se refuserd’en mettre plusieurs , il íaudroit éviter ce passagebrusque , qui a été suivi au portail de TOratoire& à celui de Saint-Roch. N’auroit-il pas mieux valuimiter le frontispice des Minimes, où François Man-sard a surmonté le Dorique par un Composite, non-seulement moins délicat que !e Corinthien, maisoù il a fa , avec art, simplifier celui-ci , enrichircelui-là de maniéré à pallier, pour ainsi dire, lesdéfauts de parité qui sc rcucoiui ent dans deuxordres d’un caractère & d’une expression si diffé-rente ? Hardouin a donné à son ordre Corinthienles mêmes hauteurs à huit pouces près , qu’àson Dorique, & Ta élevé fur un piédestal, qui,ainsi que Tentablement, a le quart de la hauteurde Tordre : ce piédestal nous paroît pesant , &d’une expression rustique; en sorte qu’on remarquepeut-être, dans cette façade , un corps Toscan,couronnant un Dorique, & servant de soubasse-ment à un ordre Corinthien : inadvertences aux-quelles étoit sujet Hardouin , mais qu’il savoirracheter par tant de goût & de génie, que sesproductions n’en sont pas moins des chefs-d’œuvre.Dans la figure a. nous donnons les mesures dr