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Tome second.
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D’A R C H I TE C T URI. IC)I

à ce dernier un module de moins, ainsi que nousl’avons observé dans le commencement de ce cha-pitre. Mais , selon nous , ce qui doit justifiercet Architecte, c’est que le frontispice de cetteEglise, qui a soixante-treize pieds d’élévation fansle fronton qui le couronne , ayant pour seulpoint de distance la largeur de la rue S. Honoré,qui n’a qu’environ quarante pieds ; il a cru avecraison devoir élever davantage son ordre supérieur,parce que sans doute il a considéré , qu’apperçud'aufïï près , il se racouciroit à l’œuil ; remarquea fiez essencielle à faire, pour servir d’exemple enpareille circonstance ; c’est pourquoi nous recom-mandons si souvent à nos Eleves, d’examiner avecle plus grand foin tous nos édifices François, pourtâcher d’y découvrir les mystères de l’Art, pourapprendre à demêler les préceptes fondamentaux,les beautés vraies & les beautés idéales qui ferencontrent quelquefois, même dans les produ-ctions de la derniere classe. Nous ne dirons rienici de la négligence avec laquelle Tordre Dori-que est exécuté dans cet édifice. Nous passeronsaussi fous silence la médiocrité de la Sculpture,& le mauvais choix des ornements qui y fontrépandus. Nous en avons déja porté notre sen-timent dans l’Architecture Françoise ; nous y ren-voyons , ainsi que pour les autres édifices dontnous ne parlons qu’en passant dans ces Leçons,à propos des ordres qui font ici notre objet.

La figure B fait voir Tordre Dorique, & TordreComposite du portail des Minimes 3 du dessin deFrançois Manfard, où nous avons déja remarquéque Tordre Composite, parce qu’il est d’un genredélicat, étoit du moins plus fait pour surmonterle Dorique , que le Corinthien ; que pour cette