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Tome second.
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lastres ; car on doit, le plus qu’il est possible, cher-cher à s’éloigner de tout ce qui paroît contraireaux réglés de la bonne Architecture. Mais que M.Boffrand, un des habiles Architectes de nos jours,ne pouvoit-il pas se permettre ! Arrivé au plushaut degré d’estime & de gloire dans son Art,il a pu risquer cette licence : autre chose est del’imiter, de pareils écarts demandent un grandMaître pout excuse ; il n’y en auroit point pourle copiste. Au reste , nous devons dire que lesdeux ordres qui se remarquent ici, sont élevésl’un fur l’autre dans de justes rapports , ainíì quele font voir les cotes , qui, dans ces planches,étant rapportées avec foin , doivent nous dispen-ser d’entrer dans des détails qui auroient droit derebuter ceux de nos Lecteurs déja versés dans lesconnoissances de l’Arr , & dont ceux qui le fontmoins, peuvent se rendre compte en les calcu-lant de nouveau , & en se transportant sur leslieux pour les examiner avec fruit. A u reste, ensaveur des personnes qui, éloignées de cette Ca-pitale , ont intérêt de lavoir quel est le choix desmembres, & de connaître les principaux détailsqu’ont préférés les Architectes dans 'les ordres desmonuments dont nous parlons, nous ajouteronspar exemple , qu’à La Merci , la base du premierordre , est ancienne ; que le sût est sans cannelu-res ; que le chapiteau est de feuilles de Laurier,l’entablement modillonaire & denticulaire ; que labase du second ordre est Attique, le fût lisse, lechapiteau de feuilles d’olivier , & que la cornichen’a n; denticules ni modillons ; astn que par cemoyen & la comparaison qu’on peut faire de cesordres avec ceux qui ont précédé , & qui vontsuivre, on soit en état dç se rendre compte des