îi6 C o v n s
du P^Jais Farnese, da destin de Michel-Ange. Lahauteur de Perdre d’en bas est égale à celle deTordre intermédiaire, & le supérieur a environ unmodule de moins que les deux premiers ; ce quiprouve, en quelque sorte, que de tout temps ona été assez incertain fur les rapports qu’cn devoirdonner aux ordres qu’on a eu intention de sur-monter les uns par les autres ; ce qui prouvepour notre sentiment de n’cn faire régner qu’unseul dans nos bâtiments, fans empêcher pour celaqu’on ne fasse ceux-ci à plusieurs étages , enconvertissant, comme nous lavons proposé , lerez-de-chaussée en soubassement, & le deuxiemeçn Attique. Les piédestaux qui se voient ici, sontbeaucoup moins élevés que la plupart de ceuxdes édifices que nous avens parcourus jusqu’àprésent, & en cela ils sont beaucoup plus tolérables ;encore désirerions-nous qu’ils fussent réduits ensocle, parce qu’un piédestal d’une hauteur peuconsidérable, divisé par une base & une corniche,ne nréssnse souvent qn’unc Architecture chétive.L ordre Dorique a pour base celle Attique, ainsique les deux ordres supérieurs ; fa corniche estfans mutules ni denticules; le chapiteau Ioniqueest antique , &c.
La figure C offre les mesures des ordres Dori-que & Ionique du Palais Barbarini, du dessin duBernin, & le Corinthien élevé au-dessus de cesordres , du destin de Boromini : ces trois ordresont un rapport plus exact entr’eux que les précé-dents ; le Dorique a de hauteur vingt-un piedsdeux pouces ; Bionique vingt pieds ; le Corinthienvingt-trois pieds six poires un quart; le diamètreinférieur du premie est de vingt-neuf poucesdeux lignes ; son fut supérieur de vingt cinq