D’ArCHITECTUUE. Ì2J
toujours trop imparfaits , que nous pourrionsfaire de ce chef - doeuvre d’Architecture & deSculpture, principalement lorfquon vient à lécomparer avec les dessins qu’en étoit venu don-ner Le Bernin, appelé en France pour cet objet;mais dont la palme fut accordée à juste titre àPerrault, chargé aussi* de Texécution de Tare detriomphe *du Trône , dont nous avons parlépage 106 de ce volume; cet ordre Corinthien aquarante-un pouces de diamètre, & trente-huit
Í sieds un demi-pouce de hauteur; il est élevéùr un socle de trois pieds, servant d’appui auxgalleries que forme ce péristyle : l’entablement,selon Vignole, a à-peu-près de hauteur le quartdç l’ordre, fa base est Attique, son chapiteau defeuilles d’olivier. Perrault n’a point taillé de den-flcules dans le larmier inférieur de fa corniche , àdessin de procurer plus de repos aux ornementsdistribués avec beaucoup d’art dans toutes les mou-lures des cimaises. N’oublions pas de rappeler à nosLecteurs que cet ordre Corinthien est accouplé, &que de Taxe d’une colonne à Tautre , il a observétrois modules une demi - minute d’intervale.
La figure B indique les mesures de Tordre Co-rinthien des bâtiments de la Place de Louis XV,élevée fur les dessins de M. Gabriel, premierArchitecte du Roi , qui, dans Tordonnance deses façades , a préféré les colonnes solitaires auxcolonnes accouplées ; & qui a donné à son sou-bassement , comme au péristyle du Louvre, lesquatre - cinquièmes de Tordre , y compris baseLc chapiteau ; cet ordre a trente - six pouces dediamètre ; Tentablement près du quart, & labalustrade de dessus a environ le cinquième dela colonne. Nous nous refusons au plaisir deTerne II. P