rzo Cours
veau degré d''évidence & de perfection; mais sice caractère n’est remarquable que par une telleindication, l’ordonnance fera nécessairement im-parfaite ; les attributs amenés dans l’Architecturepar le ministère de la Sculpture, ne pouvant con-stituer seuls le genre de lédifice. C’est la belledisposition des masses générales , le choix desformes, & un stile soutenu , qùi donnent à cha-que bâtiment une maniéré d’être qui ne convientqu a lui ou à ceux de son efpece : l’Architecturefeule a droit de fixer les lois de la convenance ;fans celle-ci l’Architecte ne peut guider l'on génie ,ni déterminer le jugement qu’il doit porter fur labeauté ou la médiocrité de son œuvre.
De la diversité des bâtiments & de leurs diffé-tents usages, doit naître le caractère de l’ordon-nance de chaque décoration. Par exemple danspresque toutes les occasions qu’on a de bâtir ,©n peut employer seuls les ordres Toscan , Do-rique , Ionique , Corinthien & Composite : onpeur aussi , mais rarement, en employer plusieursensemble, élevés les uns au-dessus des autres ; ilest encore possible, pour plus de simplicité , dene retenir de ces ordres que leur expression par-ticulière. De ces diverses maniérés de décorernos bâtiments , il résulte qu’on ne peut se dis-penser , dans chacun d’eux , de faire usage d’enta-blements , de portes , de croisées, de balustrades.Or dans l’un & l’autre cas , ces parties exactementcombinées , doivent nécessairement présenter au-tant de caractères différents, qu’on en aura dûreconnoìtre dans les ordres Grecs, & dans ceuxdes Romains ; car enfin , comparons l’Archite-.cture aux autres Arts. Le Peintre, par la variétéquil fait répandre dans l’ordonnance de ses ta-