•d’Architecture. 2ZI
bleaux r ne retrace-t-il pas aux yeux des specta-teurs , Timage des passions fortes ou tempérées,de faction ou du repos. Dans la Poésie, les genreshéroïque, lyrique ou pastoral, n’expriment-ils pasfous différentes formes, les diverses affections defaîne. Dans la Musique , par des signes peu nom-breux , ne parvient-on pas à exprimer tour-à-tour la terreur ou la clémence, l’héroïfme ou lavolupté. Pourquoi donc f Architecture , plus éten-due dans ses préceptes , & non moins susceptiblede goût que les autres Arts , n’offriroit - elle pasaux Architectes des ressources pour varier à l’insinileurs différentes efpeces de productions, soit enn’employant les ordres que précisément où ils con-viennent, avec des rapports simples, mixtes ou com-posés , en les groupant, les accouplant comme lesmodernes, en les préférant solitaires , tels que lesont employés les anciens ; soit enfin, comme nousvenons de le remarquer, en ne retenant de cesordres que leur simple expression , qui ameneroitfur la scène, tantôt un style grave & sublime ,tantôt un genre mâle ou terrible. Qu on n’en doutepoint, toutes ces ressources font offertes à f Ar-chitecte ; qu’à celle-ci il sache réunir des partieslisses ; qu il donne du jeu aux différents membresde fa décoration ; qu il fasse prééminer les uns parleur élévation , les autres par leur faillis qu’ilprenne foin de terminer les parties supérieures deson bâtiment par des corps pyramidaux, quiannoncent aux spectateurs f édifice pour ce qu’ilest ; qu’en un mot il donne du mouvement àles plans ; qu il s’attache à l’exactitude des profils »qu’il fasse choix de ses ornements , & nous lui.répondrons des succès qu’il a droit d’attendre d&ses œuvres.
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