r^8 Cours
tendons pas qu’on doive toujours employer cesdifférentes parties de l’Art aux bâtiments que nousvenons de citer, on peut ajouter ou soustraireaux indications que nous faisons ici ; aussi ne lesprésentons-nous que pour offrir à Vidée de nosElevés , à - peu-près la marche qu’ils doiventsuivre dans leurs compositions.
Pour les convaincre d’ailieurs que supplicationds certains corps ou membres d’Architecture peutcontribuer à donner à chaque édifice un caractèredistinctif, qu’ils le rappellent l’ordonnance exté-rieure de quelques-uns de nos bâtiments, où l’ona négligé d’employer convenablement cès diffé-rents objets ; il leur fera ailé dc s’appercevoir quela plupart de leurs Ordonnateurs, faute d’avoirbien conçu la nécessité d’un choix judicieux dansles malìès & d’une répartition sage & réfléchiedans les parties, ne nous ont offert le plus souventque l'abus de l’art & non la véritable beauté del’Architecture. En effet, à l’exception du Châteaudc; Maisons, du péristyle du Louvre &. de quel-ques autres édifices de la premiere considération ,élevés par nos plus célébrés Architectes François,qui s’annoncent au premier coup d’oeuil pour cequ’ils sont; nous sommes forcés de convenir quequantité d’autres bâtiments , quoiqu’estimables àbeaucoup d’égards, pêchent essencieiiement contreJe caractère qui leur est propre. Permettons-nousquelques citations : le Château neuf de Meudonne préfente-t-il pas plutôt la décoration d’une belleManufacture qu’un Château proprement dit : lafaçade du côté des jardins à Versailles sembleplu'Qt annoncer une magnifique maison de plai-sance , d’une très-vaste étendue , qu’un Château ;eçluì de ôççaux, du côté clç Ventrée, offre la dé-